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EXPOSITION TEMPORAIRE
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"La Coupure" Travail in situ
Avec La Coupure, Daniel Buren réalise une première série de « travaux in situ » intitulée « entrée en matière » et qui propose une relecture du bâtiment. Cette « entrée en matière » est constituée d’un mur bâti dans l’axe de la cour d’honneur et coupant tout le bâtiment à angle droit sur une hauteur de 16 mètres 60. Ce mur est maintenu par un échafaudage et une structure en bardeaux et panneaux de bois qui en font partie intégrante. La surface du mur-écran est à son tour coupée par une diagonale sur toute sa longueur (plus de 40 mètres) délimitant ainsi deux grands triangles, l’un recouvert de miroirs et l’autre de panneaux noirs. Les deux matériaux utilisés sont des polycarbonates réfléchissants.
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Cette « lame » réfléchissante débute dans la cour sur 11 mètres 50 de long, traverse tout le corps central du bâtiment sur ses trois étages et ressort par les fenêtres en enfilade sur le jardin pour s’interrompre 11 mètres 50 plus loin dans le jardin du musée national Picasso. |
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Ce travail plastique de Daniel Buren comprend également la transformation visuelle des principaux espaces publics intérieurs de l’hôtel Salé : hall d’entrée, grand escalier, salon Jupiter. Le miroir est également utilisé dans ces espaces comme le moyen et le support du travail. Il permet une modulation sensible, optique et physique des espaces en occultant certaines ouvertures et passages ou en ouvrant des circulations et parcours inédits dans l’espace du musée. |
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À ces jeux de miroirs, Daniel Buren ajoute la couleur (5) pour traiter toutes les fenêtres sur la moitié droite de la façade à partir de la porte d’entrée et sur la moitié droite également de la cour d’honneur en hémicycle. |
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Lorsque le soleil frappe la façade côté cour (le matin), ce sont les escaliers dont les contremarches sont rythmées par une succession de bandes blanches alternées avec la pierre et tous les espaces transformés grâce aux miroirs installés dans le hall d’entrée et le salon Jupiter qui se couvrent des cinq couleurs ainsi projetées, qui se forment et se déforment sur chacun des obstacles rencontrés au fil des heures. | |
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© Musée national Picasso Paris - RMN
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