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Salle 2 - Premières années
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1881 : Naissance de Pablo Ruiz Picasso à Málaga. 1892 : Admis à l’École des Beaux-Arts de La Corogne. 1895 : Admis à l’École des Beaux-Arts de Barcelone. 1897 : Études à l’Académie San Fernando à Madrid. 1899 : Séjour à Barcelone. 1900 : Premier séjour à Paris à l’occasion de l’Exposition Universelle. 1901 : Première exposition de son oeuvre à Paris, aux Galeries Vollard ; Début de la « période bleue ». 1904 : Installation définitive à Paris. 1904-1905 : Picasso fait la connaissance des écrivains et poètes Max Jacob, Guillaume Apollinaire, Gertrude Stein et du peintre Henri Matisse. Été 1905 : Voyage en Hollande. |
« Depuis Van Gogh, nous sommes tous des autodidactes – on pourrait presque dire des peintres primitifs. La tradition ayant elle-même sombré dans l’académisme, nous devons recréer tout un langage. Et chaque peintre de notre temps est habilité à récréer ce langage de A à Z. »
Propos de Picasso cité par Françoise Gilot et Carlton Lake, Vivre avec Picasso, Paris, Calmann-Lévy, 1965, p. 67
« Dans un jour pur, des femmes se taisent, leurs corps sont angéliques et leurs regards tremblent.»
Guillaume Apollinaire, Picasso peintre et dessinateur, La Revue Immoraliste, avril 1905.
Picasso a vingt ans lorsqu’il arrive à Paris pour assister à l’Exposition Universelle où sa grande toile académique Derniers Moments se trouve présentée au Grand Palais dans la section officielle de l’Art Espagnol. Sous le choc de la découverte des avant-gardes parisiennes, la peinture de Picasso connaît alors une mutation radicale. Son œuvre est traversée par les influences antagoniques de Lautrec, Steinlen, Munch et Van Gogh. Elles sont notamment visibles dans le Portrait de Gustave Coquiot (1901), dont le tracé et la couleur se réfèrent à l’expressionnisme van goghien. Cet expressionnisme croisé aux œuvres noires de Goya dominent l’œuvre de jeunesse comme en témoignent de virulents dessins (Femme implorant ou criant, 1902-1903). Toulouse-Lautrec et Degas, quant à eux, invitent Picasso vers des scènes plus légères et érotiques au sein des maisons closes.
La monochromie des périodes bleue, puis rose, qui s’impose progressivement dans sa peinture, lui permettra de prendre également ses distances d’avec les modes de représentation dérivés du réalisme académique. Jeanne couchée (1901) ou Les Trois Hollandaises (1905), peintes respectivement au seuil et au sortir de la période bleue, témoignent du processus de simplification stylistique et chromatique qui s’accomplit en ces années cruciales de formation. |
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© Musée national Picasso Paris - RMN
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